DOSSIER SEXUALITE

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Quand je couche avec mon copain, j’ai mal, ça fait tout sec. Est-ce normal ?

Peut être avez-vous un problème de lubrification. Prenez bien le temps des préliminaires pour préparer le vagin à la pénétration. Si ça ne suffit pas, vous pouvez utiliser un gel lubrifiant à base d’eau.

Ce type de souci est fréquent et peut être lié au stress, à une pilule mal adaptée, à la fatigue… Mais ce n’est pas inquiétant et souvent passager.

J’ai fait une fellation à mon copain. Est-ce que je risque d’être enceinte ?

Faux

Il n’est pas du tout possible d’être enceinte à la suite d’une fellation car pour être enceinte, il faut qu’un spermatozoïde puisse rencontrer l’ovule, et pour avoir accès à l’ovule, il faut obligatoirement que les spermatozoïdes arrivent à atteindre les trompes, situées de part et d’autre de l’utérus, lui-même situé au-dessus du vagin.

Donc une fellation se passe à un tout autre endroit que là où se passe une pénétration vaginale qui peut aboutir à une grossesse.

Pour autant, faire une fellation expose au virus du Sida et à certaines IST. Pour se protéger, il est nécessaire d’utiliser un préservatif.

Il paraît que la fellation est obligatoire ?  

La fellation consiste à mettre le pénis de son partenaire dans la bouche. Si l’un des deux n’en a pas envie, il faut se le dire… et ne pas le faire ! La fellation n’est pas obligatoire, les rapports sexuels peuvent être heureux et satisfaisants sans la pratiquer ! Tu as le droit d’être bloquée pour des raisons d’hygiène, morales, religieuses ou simplement par choix. Ces différentes raisons peuvent se discuter, dans le respect et l’écoute. Il est important de discuter avec son partenaire. La fellation reste avant tout un moment de partage intime et comme dans tous jeux érotiques, chacun doit trouver son plaisir même s’il n’est pas le même. La fellation fait partie des préliminaires LIEN, des caresses avant l’amour ou peut être un rapport sexuel en lui-même.

Peut-on avaler du sperme lors d’une fellation?

Si les deux partenaires sont sûrs de leur bonne santé (donc qu’ils se savent ne pas être porteurs de maladie), la décision d’avaler le sperme leur appartient. Contrairement aux idées reçues, avaler du sperme ne constitue pas un risque de grossesse et ne fait pas gonfler la poitrine. Si l’un des partenaires est en mauvaise santé ou n’est pas sûr, alors lisez vite le point suivant :

Quels sont les risques ?

La fellation est une pratique sexuelle comme une autre et peut donc exposer à des infections sexuellement transmissibles (IST). Le risque augmente si la fellation est faite par une personne qui a une plaie au niveau de la bouche. Si l’un des partenaires se sait porteur d’une infection sexuellement transmissible ou qu’il n’a pas fait de tests de dépistage depuis longtemps, il faut pratiquer la fellation en mettant sans hésiter un préservatif sur le sexe du garçon.

En cas de doute éventuel envers le partenaire après avoir pratiqué la fellation, il faut se rendre en urgence à l’hôpital. Un médecin évaluera le risque et déclenchera, le cas échéant, un traitement anti-viral (si tu es mineure, tu dois être accompagnée d’un adulte : mère  père ou un-e autre adulte responsable de toi). 

Si le sperme peut être porteur de maladies éventuelles, le liquide pré-séminal peut l’être aussi. Il s’agit d’un liquide transparent qui sert à faciliter le passage du sperme dans l’urètre et que le garçon produit parfois quand il est excité. Il n’a pas conscience de son émission d’où l’importance de se protéger dès le début de la fellation en cas de doute sur sa santé.

Peut-on faire une fellation sans préservatif ?

La réponse dépend parfois des professionnels. Le risque de transmission d’IST (infections sexuellement transmissibles) dépend de plusieurs choses. Le risque n’est pas du tout le même pour celle qui fait la fellation, et celui à qui on fait la fellation.

  • Pour celui qui la reçoit, le risque de transmission du VIH est faible, voire nul.
  • Pour celle qui fait la fellation, le risque est bien plus élevé, notamment s’il y a éjaculation dans la bouche.

Attention ! Rappelle-toi qu’il existe d’autres IST que le VIH, telles que les hépatites, l’herpès ou le HPV (virus du papillome humain) qui peuvent se transmettre par la fellation non-protégée, pour les deux partenaires ! Tant que le dépistage n’a pas été fait, utilise un préservatif pour la fellation.

C’est quoi un orgasme ?

L’orgasme est défini comme un pic très intense de plaisir suite à une excitation sexuelle. Il y autant d’orgasme que de personnes, et chacun le vit très différemment.

Mais lorsqu’on a un orgasme, on sait qu’on en a eu un et on ne se pose pas la question tellement c’est une sensation inhabituelle, différente des autres.

L’orgasme se traduit le plus souvent par des contractions musculaires, des mouvements, parfois des rires, des pleurs, des cris…

Mais avoir un orgasme nécessite de bien connaître son corps et d’être en mesure d’identifier ce qui donne du plaisir.

Souvent lorsqu’on est au début de sa vie sexuelle, on a du mal à le savoir donc il faut apprendre à se découvrir.

Suis-je frigide si je n’ai pas d’orgasme ?

 Non. Au début de la vie sexuelle, il faut souvent du temps pour apprivoiser son corps, le corps de l’autre et en tirer confiance et plaisir. Au fil des expériences, on est de plus en plus capable de savoir ce que l’on ressent, ce que l’on aime… « C’est en forgeant qu’on devient forgeron ! »

Toutes les femmes peuvent-elles éjaculer?

Les études scientifiques sont encore peu nombreuses sur ce sujet, mais il semblerait que chaque femme puisse connaître une éjaculation féminine. Il est même probable que certaines éjaculent sans s’en rendre compte car chez certaines les sécrétions seraient trop insuffisantes pour être perçues.

Mais dans tous les cas, l’éjaculation féminine survient dans un moment d’excitation et de stimulation vaginal. 

Les circonstances d’émission de ce liquide varient selon les femmes, selon leurs partenaires, selon les contextes…

Comme le sperme et d’autres sécrétions, l’éjaculation féminine fait partie des événements et des produits du corps spécifiquement sexuels. Ils peuvent donc être vecteur d’IST  alors pensez à vous protéger !

Puis-je avoir des relations sexuelles pendant mes règles ?

Avoir ses règles n’est pas une contre-indication aux rapports sexuels. Durant cette période, c’est à chacun des partenaires de décider s’il ou elle se sent à l’aise avec ça. En revanche, info importante : avoir des relations sexuelles pendant la période de règle ne protège pas des risques de grossesse ni des IST. Pour les IST, au contraire, la présence du sang menstruel peut augmenter le risque de transmission.

Les préliminaires, ça sert à quoi ?

Les préliminaires servent à découvrir l’autre tranquillement, à faire monter le plaisir, à mouiller et se préparer à la pénétration (quelle qu’elle soit). Les préliminaires, c’est comme les couleurs, il y en a pour tous les goûts : les baisers, les caresses, les massages, et même des pratiques comme la fellation ou le cunnilingus peuvent être considérés comme des préliminaires… L’important, c’est que chacun s’y retrouve.

Mais les préliminaires n’ont pas qu’un autre rôle d’utilité, ce n’est pas que du « préparatoire ». Les préliminaires peuvent être considérés comme une relation sexuelle à proprement parler. A vous de jouer et de vous amuser, avec un baiser, une « péné », ou en étant caressée… tout cela protégés bien-sûr !

En sexualité, pourquoi utiliser du lubrifiant ?

Quand on parle de lubrifiant lié à l’activité sexuelle, on parle de lubrifiant intime car il est utilisé pour lubrifier le sex. Habituellement, l’excitation sexuelle suffit à lubrifier le pénis et le vagin, facilitant ainsi la pénétration et rendant les rapports sexuels agréables. Mais parfois cette lubrification naturelle n’est pas suffisante et provoque des gênes, voire des douleurs. C’est le cas dans les situations de sécheresse vaginale.

Les préservatifs sont tous pourvus d’une substance lubrifiante, c’est d’ailleurs ce qui « glisse » sur les doigts quand on les sort de leur emballage. Mais il peut arriver que malgré tout, ce ne soit pas suffisant. Dans ce cas, l’ajout d’un gel lubrifiant est indiqué. Il faut bien le choisir, c’est essentiel.

Lequel utiliser ?

Ne pas utiliser la Vaseline : elle n’est pas adaptée lorsqu’on utilise des préservatifs car elle abîme le latex en le rendant poreux et plus fragile. Le préservatif peut donc se déchirer et les organes génitaux peuvent être irrités.

Aujourd’hui les lubrifiants recommandés sont ceux élaborés à base d’eau (on dit « aqueux » dans le langage chimique). Ils sont hypoallergéniques (non irritants) et tout à fait compatibles avec le latex et le polyuréthane utilisés dans la confection des préservatifs. 

Comment le mettre ?

Facile à utiliser, il peut faire partie des jeux coquins lors des préliminaires. Il suffit de déposer une noisette de gel à l’entrée du vagin, ou sur le bout du pénis ou à même le sex toy, juste avant la pénétration. L’acte sexuel devient alors plus agréable et confortable. 

Où s’en procurer ? 

Le gel lubrifiant s’achète en pharmacie.

Peut-on masturber son partenaire sans préservatif ?

Les IST ne se transmettent pas par la peau (à l’exception du HPV). Par contre, on te recommande de te laver les mains avant de le faire ! …

Peut-on faire un cunnilingus sans préservatif ?

Le cunnilingus, c’est une caresse qui peut être considérée comme un préliminaire, mais aussi et tout simplement comme un acte sexuel à part entière. C’est un peu comme embrasser, de façon plus ou moins prononcée, le sexe féminin. On y met les lèvres, la langue, la salive… C’est un échange très intime qui demande une certaine confiance, en l’autre, mais aussi en soi et son corps.

Le VIH ne se transmet pas de cette façon (sauf en cas de lésions ouvertes de la bouche). Il y a d’autres IST qui peuvent se transmettre de cette façon, donc s’il y a par exemple un bouton de fièvre, utilise le préservatif !

D’abord, existe-t-il des préservatifs pour les cunnilingus ? Et oui ! C’est une sorte de carré de latex qu’il faut tenir avec les doigts, son petit-nom est la « digue dentaire » (bon d’accord, c’est pas très sexy). Ils ne sont pas très connus, mais ils protègent des transmissions d’IST. Tu peux aussi le fabriquer toi-même en découpant un préservatif.

C’est vrai que la première fois, ça fait mal et ça saigne ?

La première relation sexuelle peut parfois être un peu douloureuse. Si une fille est stressée, les muscles de son vagin se contractent, ce qui complique la pénétration. Le même stress nuit aux sensations d’excitation: la lubrification vaginale peut alors être insuffisante et rendre la pénétration inconfortable.

Enfin, lorsqu’on n’a jamais eu de pénétration vaginale complète, l’hymen – une petite membrane située à l’ouverture du vagin – est tendu. Selon la forme de leur hymen, certaines filles ne ressentiront rien, d’autres un petit inconfort, et certaines en sentiront davantage ou saigneront légèrement.

Sais-tu que ton hymen a peut-être déjà été dilaté par la pratique de différents sports, par l’utilisation de tampons ou par la masturbation? —)  Cc’est donc pour cela que l’on ne doit pas considérer le saignement de l’hymen comme preuve de virginité. En conclusion, les saignements ne sont pas systématiques et ne durent pas.

La pornographie, c’est bien ou c’est mal à mon âge ?

C’est normal d’être curieuse, mais regarder de la porno risque de te donner de mauvais points de repère. La porno s’adresse aux adultes de 18 ans et plus. Tu pourrais finir par avoir du mal à savoir ce qu’est une relation sexuelle saine et réelle, car la pornographie, ce n’est pas la réalité. Il y a aussi une différence entre la pornographie et l’érotisme. L’érotisme est un récit, en images ou en mots, d’une personne poussée vers l’autre par son désir. La porno ne raconte pas d’histoire: elle montre des acteurs qui se livrent à des gestes crus dans le but de susciter une stimulation sexuelle.

Références :

www.planning-familial.org/fr/faq

https://www.filsantejeunes.com/les-preliminaires-2-5044

https://www.filsantejeunes.com/le-lubrifiant-15703

https://www.filsantejeunes.com/l-orgasme-5559

https://www.filsantejeunes.com/ejaculation-feminine-20037

https://www.filsantejeunes.com/la-fellation-2-18134

https://www.filsantejeunes.com/enleverlepreservatif-5145

https://www.teljeunes.com/Tel-jeunes/Tous-les-themes/Sexualite/Pornographie

Une question, un doute? Contacte-nous 

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Pour en savoir plus sur la sexualité

Faire l’amour me fait mal 

Il peut arriver qu’avoir des rapports sexuels soit douloureux. Quand on a des rapports sexuels douloureux, on appelle ça la dyspareunie. Si ce sont plutôt les filles qui sont sujettes à ces douleurs, les garçons, peuvent aussi être amenés à avoir mal. On essaye de t’aider à mieux comprendre ce qu’il se passe quand ça fait mal.

Les dyspareunies peuvent être si inconfortables qu’elles découragent d’avoir des rapports sexuels.

Les douleurs au moment de la pénétration :

Il arrive que les muscles du périnée  se contractent à l’extrême et rendent la pénétration difficile. Lorsqu’elle est impossible, on parle de vaginisme. Ces contractions musculaires sont incontrôlables et ont souvent une origine psychologique (pas envie ce soir-là, complexe corporel, passé d’abus sexuels…).
Un manque de lubrification (pas assez de « mouille ») peut également rendre la pénétration douloureuse. Cette sécheresse vaginale peut-être due à un déséquilibre hormonal ou à un traitement médicamenteux mais aussi à manque de désir ou de préliminaires, à un stress, à une pensée gênante…

Les douleurs pendant le rapport sexuel :

Ces douleurs peuvent être dues à une irritation de la muqueuse vaginale si les rapports sexuels sont très fréquents ou très longs ou s’il y a une infection (une dyspareunie peut être la conséquence de mycoses vaginales à répétition).
Il existe aussi des cas de vulvodynie, trouble sexuel difficile à diagnostiquer tant les symptômes sont diffus : douleurs et / ou brûlures à l’entrée du vagin depuis plusieurs mois sans raison apparente.

Parfois les rapports sexuels sont un peu « musclés » et la pénétration peut aller trop profondément dans le vagin avec le pénis, les doigts ou encore un sex toy, au point de buter sur le col. La répétition de ces « chocs » sur le col peut provoquer des douleurs et de petits saignements.

Sécheresse vaginale 

 La sécheresse vaginale pourrait se comparer à la panne d’érection. Et oui, le mécanisme en jeu est le même ! Lors des rapports sexuels, sous l’effet de l’excitation et du désir, le pénis durcit afin de permettre la pénétration. La femme, sous le même effet de l’excitation et du désir, a une dilatation et une lubrification vaginales qui permettent également la pénétration.

Qu’est-ce que la lubrification ?

Également appelée « la mouille » LIEN par ceux qui ne connaissent par le terme scientifique, la lubrification est le résultat d’une excitation sexuelle (masturbation, préliminaires). Ces caresses font monter le désir et provoquent chez la fille un gonflement des vaisseaux sanguins au niveau des muscles vaginaux. Les corps érectiles qui entourent le vagin se remplissent de sang, gonflent et laissent passer une partie du liquide qu’ils contiennent. Ce liquide répond au même mécanisme que la transpiration c’est pourquoi on l’appelle transsudation vaginale.

Pourquoi parfois ce mécanisme ne fonctionne-t-il pas ?

La lubrification étant le résultat du désir sexuel, la sécheresse vaginale peut se produire suite à une absence de désir de la part de la fille. Quand un rapport a lieu sous la contrainte, sans envie, pour faire plaisir à l’autre, à la va vite, dans une situation stressante, parce qu’on n’ose pas dire non, les conditions ne sont pas réunies pour laisser monter l’excitation et la pénétration devient difficile. Comme le rapport est alors désagréable ou douloureux, les muscles ont une réaction réflexe de contraction : ils se ferment pour empêcher une action douloureuse. Si la lubrification est insuffisante alors que toutes les conditions sont réunies, c’est que d’autres facteurs peuvent en être à l’origine : un traitement médicamenteux qui assècherait les muqueuses, une contraception hormonale mal adaptée (surtout s’il n’y avait pas de sécheresse avant la prise de cette contraception), certains produits psychotropes, une infection vaginale, une hygiène excessive (type douche vaginale).

Comment y remédier ?

Pour que l’acte sexuel soit agréable, il faut prendre le temps. Prendre le temps de se faire des caresses, des câlins, des papouilles… Tout cela contribue à faire monter le désir et à optimiser les conditions de la pénétration. Les femmes ont parfois besoin de plus de temps que les hommes pour être en condition. Aux garçons d’être patients et attentifs, aux filles d’oser leur dire où elles en sont. Si ce sont des médicaments qui assèchent la muqueuse, vous pouvez vous faire aider en appliquant un gel lubrifiant à l’entrée du vagin ou sur le pénis. Attention à choisir un gel à base d’eau si vous utilisez des préservatifs car les gels gras fragilisent le latex.
Si les douleurs persistent après les rapports ce peut être le signe de mycoses provoquées par des micro-lésions dues aux frottements. Avant d’en arriver là, il est alors important que vous puissiez en parler à votre médecin ou à une sage femme. Cela peut faire partie des petits désagréments qui permettent d’apprendre à connaître son corps, à l’écouter et à accéder à une sexualité plus épanouie.
Alors pas de panique, on dialogue, on reprend confiance et ça repart !

Une question, un doute? Contacte-nous 🙂 

C’est quoi « la mouille » ? 

 La « mouille » que l’on appelle plus scientifiquement « cyprine » est le lubrifiant naturel du vagin  qui facilite la pénétration lors d’un rapport sexuel.

Lubrifiant naturel

Au premier abord, la « mouille » peut gêner car on n’est pas forcément à l’aise avec les liquides corporels. D’ailleurs, il ne faut pas confondre « mouille », urine et pertes blanches. Ce sont 3 liquides corporels différents qui ont des fonctions distinctes. La mouille est d’une grande utilité.

Lors de l’excitation sexuelle, les glandes de Bartholin, situées de chaque côté de la vulve, sécrètent la cyprine. Ce liquide transparent lubrifie les parois du vagin et les petites lèvres pour favoriser la pénétration et rendre les rapports sexuels agréables.

Le cycle menstruel, l’alimentation, une infection, la consommation de drogues… peuvent changer la texture, l’odeur et la couleur de la cyprine.

Chez les hommes, on ne parle pas de mouille mais de liquide pré-séminal. Ce liquide transparent sert à lubrifier le pénis.

Quand il y en a trop ou pas assez

Parfois la lubrification naturelle du vagin n’est pas suffisante. On parle alors de sécheresse vaginale. On ressent alors de la gêne ou des douleurs lorsque l’on fait l’amour. Plusieurs raisons possibles à cela.

Quand on a un rapport pour faire plaisir à l’autre alors qu’on n’en a pas envie, parce que l’on n’ose pas dire non, sous la contrainte… les conditions ne sont pas réunies pour faire monter le désir. La pénétration devient alors difficile et douloureuse.
Peut-être que les préliminaires (ces jeux de caresses qui font monter le désir) n’ont pas été suffisamment longs ou alors absents. Ou bien que l’on se sent tendue ou stressée au moment de faire l’amour. Parler avec son partenaire de ce que l’on ressent dans son corps à ce moment-là permet bien souvent de se détendre et de retrouver un vagin « mouillé ». On dialogue, on reprend confiance et ça repart !
Dans d’autres cas, on peut avoir très envie de faire l’amour mais la lubrification peut-être insuffisante car on prend un traitement médicamenteux (notamment contre l’acné) qui assèche les muqueuses du vagin ou une contraception hormonale mal adaptée.
Certains produits psychotropes, une infection vaginale, une hygiène excessive (type douche vaginale) peuvent également entraîner une sécheresse vaginale.
A l’inverse, certaines peuvent avoir l’impression d’avoir trop de « mouille » et penser au phénomène de « femme fontaine ». Ce sont pourtant deux choses différentes. Cela signifie que l’on a un bon potentiel d’excitabilité. Et il faut garder en tête que la zone du sexe est toujours humide, c’est ce qui lui permet de rester en bonne santé.

Des solutions

Pour que l’acte sexuel soit agréable, le temps est nécessaire. Celui des préliminaires (ces caresses, câlins, massages…) pour faire monter de plus en plus le désir. Les femmes ont parfois besoin de plus de temps que les hommes pour être en « condition ». Aux garçons d’être patients et attentifs, aux filles d’oser leur dire où elles en sont.

Si on prend un traitement qui assèche les muqueuses vaginales, on peut utiliser un gel lubrifiant à l’entrée du vagin ou sur le pénis. Choisir un gel à base d’eau compatible avec des préservatifs. Ce type de gel « aqueux » n’abîme pas le latex contrairement à un gel gras.
Si les douleurs persistent après les rapports, cela peut être le signe de mycoses. Il est alors nécessaire de consulter son médecin traitant, son gynécologue qui prescrira un traitement adapté.
Finalement, ces désagréments permettent d’apprendre à connaître son corps, à l’écouter et à trouver des solutions pour accéder à une sexualité épanouie.

https://www.filsantejeunes.com/cest-quoi-la-mouille-16400

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Gel lubrifiant 

Le lubrifiant, tu en as sûrement déjà entendu parler. Tu en as peut-être même eu sur les doigts en manipulant un préservatif  par exemple. Ça peut être surprenant et gênant mais dans certaines situations il peut jouer un rôle important et faciliter bien des choses. L’objectif principal d’un lubrifiant est de permettre qu’un rouage puisse se faire sans accrocher. Qu’entend-on par rouage ? Un glissement, un emboîtement, un frottement, une introduction, une pénétration… Le lubrifiant peut donc être utile en mécanique, en architecture, dans la sexualité…

De quoi est fait un lubrifiant ?

Il existe deux types de lubrifiants : ceux utilisés en mécanique et ceux utilisés en biologie.

Les lubrifiants mécaniques permettent de graisser des mécanismes (par exemple une machine) et sont généralement élaborés à base de graisse ou d’huile se présentant sous forme de liquide ou pâte. Ils sont produits à partir d’hydrocarbures.

En biologie la lubrification se produit naturellement à partir des muqueuses et de mucus à base d’eau. Le corps secrète naturellement des lubrifiants anatomiques pour éviter les frottements, ou pour faciliter l’introduction d’un corps étranger dans un orifice naturel. Par exemple la synovie est le lubrifiant contenu dans les articulations, et la cyprine est le lubrifiant du vagin qui permet l’acte sexuel.

A quoi sert le lubrifiant ?

Que ce soit en mécanique ou en biologie, le lubrifiant sert à contrer un phénomène physique dommageable : l’échauffement. Il arrive en effet que le frottement de deux objets provoque des échauffements entraînant une usure précoce de ces objets (en mécanique) ou des douleurs (en biologie). Le lubrifiant sert à changer le coefficient de frottement entre ces deux éléments en facilitant le glissement ou le roulement. La résistance des matériaux et la mécanique des fluides sont les propriétés physiques qui expliquent ce phénomène, mais là ce serait à ton prof de Physique / Chimie de te faire un cours si tu voulais en savoir plus sur ces propriétés  !

https://www.filsantejeunes.com/le-lubrifiant-15703

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Les préliminaires : une mise en bouche… 

Les préliminaires, c’est un sujet qui fait parler… Qu’est-ce que c’est exactement ? Quelle importance ça a ? Qu’est-ce que ça représente ? Il n’y a pas vraiment de réponse, pas de recette non plus et pourtant !

Les préliminaires amoureux, ce serait donc tous ces actes (petits et grands) qui préparent au plaisir, qui font monter le désir et l’excitation. Ils permettent aux corps de se préparer à la pénétration, ils favorisent la sécrétion de la « mouille LIEN » chez les filles et du liquide pré-séminal LIEN chez le garçon.

Et concrètement alors ?

Les préliminaires, ça se fait… ou pas ! Dans la vie sexuelle, il n’y a pas d’ordre en la matière… Alors c’est vrai que lorsque l’on n’a jamais fait l’amour, ce temps « préparatoire » peut être bien pratique ;-). On découvre le corps de l’autre tranquillement, on approche le plaisir et l’excitation sans forcément tout dévoiler… Parce que les préliminaires, c’est comme les couleurs, il y en a pour tous les goûts : les baisers LIEN, les caresses LIEN, les massages, et même des pratiques comme la fellation LIEN ou le cunnilingus LIEN peuvent être considérés comme des préliminaires. L’important, c’est que chacun s’y retrouve. 

Et vous dans tout ça ?

Ce qui revient souvent, c’est l’idée d’être prête ou pas, la peur de la douleur ou encore le dégoût que son corps pourrait provoquer à l’autre.

Quel que soit le sujet, et cela vaut donc pour les préliminaires, ce qui est essentiel c’est de vous RESPECTER. Une question ? Une inquiétude ? On en parle. On peut discuter avec son partenaire mais ce n’est pas toujours évident… Alors on peut en parler avec LDF; on peut aussi en discuter tout simplement avec ses amis. Tous ces interlocuteurs pourront vous rassurer et vous dire que lorsque l’on n’est pas prêt, et bien on ne s’oblige pas et on attend que l’envie vienne… Rien de pire que de s’obliger pour être dégoutée.

Alors oui, les préliminaires ça sert à découvrir l’autre, à faire monter le plaisir, à mouiller et se préparer à la pénétration (quelle qu’elle soit). Mais les préliminaires n’ont pas qu’un autre rôle d’utilité, ce n’est pas que du « préparatoire ». Les préliminaires peuvent être considérés comme une relation sexuelle à proprement parler. A vous de jouer et de vous amuser, avec un baiser, une « péné », ou en étant caressée… tout cela protégés bien-sûr !

https://www.filsantejeunes.com/les-preliminaires-2-5044

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L’art du baiser 

 

Expérience toujours nouvelle, le baiser amoureux est l’expression d’une émotion, d’un sentiment, d’un désir. Mais comment le définir ? Comment fait-on ? Qu’est-ce qu’un bon baiser ? Langue ou pas langue ? Le premier baiser fait souvent un peu peur. « Qu’est-ce que je vais ressentir ? », « Saurais-je donner à l’autre le baiser qu’il attend ? »

Qu’appelle-t-on un baiser ?

Il y a différentes manières d’embrasser. Quand le baiser exprime une émotion amoureuse, dans la plupart des pays, on va privilégier un baiser sur la bouche.

Que ce soit un petit bécot rapide, un baiser appuyé, ou un échange de caresses buccales langoureuses, le baiser marque un changement dans la relation que l’on a avec l’autre. Les corps se rapprochent, on apprend à connaître l’autre de plus près, on le voit d’ailleurs de tout près.

Le baiser est une manière de fusionner l’espace d’un court instant. C’est aussi une manière de goûter l’autre !

Expérience sensorielle tactile, olfactive, gustative

Caresse des lèvres avec les lèvres, le baiser peut aussi devenir une caresse de la langue avec les lèvres, de la langue avec la langue …

Mais cette expérience tactile de la bouche est aussi une expérience olfactive et gustative. Le goût de l’autre ! Ce goût peut nous plaire ou pas. Et c’est ce qui en fait une expérience parfois déroutante, surprenante, réjouissante, troublante. A chaque nouvel amoureux, c’est un tout nouveau baiser !

Ce n’est pas mécanique. Il ne s’agit pas de tourner la langue trois fois dans un sens puis cinq fois dans l’autre. Ce n’est pas un tambour de machine à laver le linge. Abandonnons donc cette idée, et cette peur de savoir quand, comment et à quelle vitesse tourner sa langue dans la bouche de l’autre. Le baiser est différent à chaque fois, car c’est selon les sensations que l’on ressent que l’on va bouger, caresser les lèvres, les effleurer, les frotter, les entrouvrir, pénétrer la bouche de l’autre avec sa langue,… et peut être (si on en a envie) tourner ensemble nos langues.

Sensualité

Si le baiser est une expérience sensorielle, c’est aussi parfois une sorte d’avant goût, de prémices, de préliminaires avant de faire l’amour ou comme on dit, car le mot a dévié, de «baiser». Mais donner un baiser, c’est avant tout s’embrasser, s’enlacer, se rapprocher.

C’est donc une expérience également sensuelle. Prendre le temps de l’expérimenter, de le savourer, c’est se donner le temps de désirer l’autre vraiment ou de décider qu’il est trop tôt ou qu’on ne souhaite pas (plus) se lancer dans une expérience sexuelle plus intime encore.

Pour faire un bon baiser

Oubliez ce que vous savez ! Choisissez votre moment. Assurez-vous que vous êtes sur la même longueur d’onde (un geste tendre comme lui prendre la main ou lui caresser la joue avant, vous évitera un «râteau» trop violent). Écoutez vos sensations et ce que vous comprenez des sensations de l’autre… et… abandonnez vous au vertige.

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Les caresses 

Au moment de la puberté, soumis à des pulsions sexuelles fortes, le corps entier peut devenir source d’excitation. On peut ne plus supporter alors que l’on nous touche. Toutes les caresses ne sont pas agréables et il est important de pouvoir se dire que notre corps nous appartient et qu’on a le droit aussi de ne pas accepter une caresse qu’on ne veut pas !

Et puis il y a des zones du corps qui sont interdites aux parents ou à tous ceux à qui on n’a pas donné l’autorisation de les toucher. Ces zones sexuelles du corps font parties de notre intimité. Les attouchements sexuels LIEN sont punis par la loi et sont considérés comme une grande violence faite à l’autre.

A la découverte du corps

Tel un explorateur qui cherche à tâtons dans le noir son chemin, les caresses nous permettent aussi de chercher le chemin du plaisir. Que l’on soit seul-e ou avec un partenaire, on va chercher en effleurant, frottant, titillant, touchant, léchant, mordillant (et oui la langue et les lèvres aussi peuvent caresser !)… les parties de notre corps qui nous procurent le plus de plaisir. Ces parties du corps on les appelle les zones érogènes LIEN.

Certaines zones comme le sexe, les seins (pour les filles comme pour les garçons), la bouche, la langue, les lèvres sont très sensibles. Mais des parties du corps sensibles il en existe bien d’autres. Ce ne sont d’ailleurs pas les mêmes pour chacun. C’est pour cela qu’il n’y a pas un guide universel qui permettrait de dire où caresser pour atteindre le plaisir immédiatement. La découverte, la recherche et le chemin pour y arriver font partie de ce plaisir.

Rendre l’autre fou de désir

Les caresses font partie de ce qu’on appelle les préliminaires LIEN. Elles permettent de faire monter l’excitation sexuelle. C’est un peu comme la préparation d’une fête. Pour faire l’amour le corps a besoin de se préparer. Si on va droit au but sans rien préparer on risque de courir à la catastrophe et que la fête soit ratée.

Prendre le temps de faire monter le désir doucement, peut permettre de montrer à son partenaire, par ses caresses, tout le plaisir futur qui va arriver pour les deux.

Par exemple si la poitrine est très sensible ce n’est pas en la malaxant comme de la pâte à pain que l’on peut faire comprendre que l’on a très envie de la toucher, l’effleurer, la gouter, la saisir… Parfois en s’attardant sur le chemin on donne aussi le temps aux zones érogènes d’être encore plus sensibles. On est dans l’attente difficilement supportable et le corps tout entier se tend alors vers le plaisir afin que l’acte sexuel soit le meilleur possible…

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A la recherche des zones érogènes !

Peut-être qu’en t’informant sur le plaisir et la sexualité, tu as entendu parler des fameuses “zones érogènes”. Mais sais-tu de quoi il s’agit ? Où sont situées ces fameuses zones ? A quoi ressemblent-elles… Zones rouges ? Zones de confort ? Zones de guerre ? Il y a de quoi se perdre un peu.

C’est étrange, voilà qu’on se met à utiliser un vocabulaire de cartographe pour parler du corps humain ! Sauf que pour cette géographie-là, pas de GPS ou de carte routière, il va falloir t’y retrouver avec les moyens du bord. Pour les apprenties aventurières, pas de panique, voici un article qui fera peut-être office de boussole…

Quand on y réfléchit un peu… la métaphore a du sens. Que vas-tu trouver en soulevant ce caleçon ? Est-ce que le corps de ton copain ressemblera à ce que tu imaginais ? Une fois privé des habits qui couvrent, mettent en valeur, et protègent à la fois… c’est une toute autre affaire ! Est-ce que tu sauras t’y retrouver sur ce corps inconnu ? Partir à la découverte du corps de l’autre, c’est un peu comme partir à la découverte d’un territoire inexploré.

Pour commencer l’aventure, tu as l’embarras du choix : tu peux te lancer seule ou à deux, en passant par les préliminaires, les câlins, les caresses LIEN, la masturbation ! Chacun sa route…

Attention, zone sensible !

Sur ce territoire inconnu, on met en évidence des zones particulièrement sensibles, très réceptives au plaisir. Par exemple, les organes génitaux et les zones autour (lèvres LIEN, clitoris LIEN, pénis, testicules, anus, intérieur des cuisses…) vont souvent être considérés comme sources d’excitation. La bouche, la nuque, les seins… sont aussi souvent cités comme des “zones érogènes”. Mais alors comment ça marche ?

La sensibilité est d’abord une affaire d’innervation : tout ton organisme est parcouru par des nerfs qui te permettent de ressentir. Il existe différents réseaux de nerfs, plus ou moins fins et spécialisés, qui transmettent des informations (plaisir, douleur…) plus ou moins précises à ton cerveau. Aucune zone n’est laissée de côté : des pieds à la tête, de la surface de ta peau au plus profond de ton corps. Certaines zones sont particulièrement sensibles, parce qu’elles ont plus de terminaisons nerveuses. Ainsi la bouche et la langue, par exemple, sont des zones très innervées : voilà pourquoi un baiser peut provoquer autant de sensations…

Mais attention, les zones les plus sensibles ne sont pas forcément celles qui procurent le plus de plaisir ! Caresser, stimuler, oui, mais pas n’importe comment !

Un plaisir singulier… à deux ?

Finalement, faut-il être une pro du corps humain, réviser les réseaux nerveux et les zones sensibles pendant des heures… pour donner du plaisir à ton partenaire ? Peut-être pas ! Un peu d’anatomie de base ne fait pas de mal, c’est intéressant d’avoir quelques notions sur la façon dont le plaisir marche… 

Mais érogène signifie littéralement “qui peut créer du plaisir”… et tu l’auras compris, c’est un peu plus compliqué qu’une simple histoire de nerfs ou d’hormones : la sexualité n’est pas un cours de SVT ! C’est peut-être plutôt une découverte qui se fait petit à petit, tout au long de la vie, en fonction des partenaires que tu rencontreras, des expériences que tu vivras, de comment tu te sentiras sur le moment (car la sexualité n’est pas isolée du reste de ta vie)…

Certaines zones du corps sont plus sensibles que d’autres en théorie. Mais dans la pratique, le plaisir est quelque chose de profondément singulier. La petite caresse qui fera fondre un partenaire de plaisir, laissera peut-être un autre indifférent. Le petit mot susurré à l’oreille qui ne plaira pas à l’un, provoquera peut-être une terrible excitation chez l’autre. Peut-être que ton copain adorera que tu lui caresses les genoux, ou des bisous sur les bras qui sait ? Et pourquoi pas ?

Le plaisir est très différent chez chacun de nous, et c’est tant mieux ! S’il suffisait de stimuler le bon centimètre carré de peau pour procurer magiquement du plaisir à l’autre, ce ne serait pas très drôle, non ? Plutôt que d’apprendre par cœur les zones censées provoquer du plaisir, mieux vaut écouter ce que te dis ton partenaire de son plaisir à lui !

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Femme fontaine 

Eh non, l’éjaculation n’est pas réservée aux hommes ! Généralement appelé le phénomène de la « femme fontaine », l’éjaculation féminine est un sujet tabou et donc mal connu. Source de fantasmes ou de préjugés, l’éjaculation féminine peut provoquer surprise, honte, gêne… C’est pourtant un fait plus courant que ce que l’on ne pourrait penser.

L’éjaculation féminine, qu’est-ce que c’est ?

L’éjaculation féminine n’est pas un mythe, elle existe bel et bien : c’est la libération durant un rapport sexuel ou lors de la masturbation d’un liquide différent de la cyprine et de l’urine. La consistance, l’odeur et l’émission ne sont pas les mêmes.

Des recherches ont montré que ce liquide contenait une substance que l’on croyait fabriquée uniquement par la prostate des hommes. Les femmes n’ont pas de prostate, mais des glandes faites du même tissu, situées le long de l’urètre (le « tuyau » qui relie la vessie à l’orifice urinaire). Ce sont les « glandes de Skène ». Des petits tuyaux relient ces glandes à deux orifices situés de chaque côté de celui de l’urine. C’est sans doute par ces petits trous que jaillit le liquide de l’éjaculation féminine. Il serait donc le produit de ces glandes, qui se gonfleraient de liquide pendant l’excitation avant de le projeter à l’extérieur.

Tous les spécialistes ne sont cependant pas complètement d’accord avec cette théorie, ce qui laisse certains points encore obscurs.

L’éjaculation féminine est-elle synonyme de plaisir sexuel ?

L’éjaculation féminine peut être accompagnée d’un orgasme… ou pas !

Certaines femmes éjaculent dès qu’elles ont un orgasme et pour d’autres cela ne survient qu’une seule fois au cours de leur vie sexuelle. D’autres encore connaissent l’éjaculation féminine en dehors d’un orgasme. Mais dans tous les cas, l’éjaculation féminine survient dans un moment d’excitation et de stimulation vaginal.

Les circonstances d’émission de ce liquide varient selon les femmes, selon leurs partenaires, selon les contextes…

Toutes les femmes peuvent-elles éjaculer?

Les études scientifiques sont encore peu nombreuses sur ce sujet, mais il semblerait que chaque femme puisse connaître une éjaculation féminine. Il est même probable que certaines éjaculent sans s’en rendre compte car chez certaines les sécrétions seraient trop insuffisantes pour être perçues.

L’éjaculation féminine dans le couple

Les partenaires qui savent à peu près de quoi il s’agit peuvent trouver cela excitant, amusant ou simplement parfaitement naturel. Avec ceux qui ne savent pas, il faut parfois expliquer, accepter leur surprise et leur laisser le temps de s’habituer, de s’informer.

Comme le sperme et d’autres sécrétions, l’éjaculation féminine fait partie des événements et des produits du corps spécifiquement sexuels. Ils peuvent donc être vecteur d’IST LIEN alors pensez à vous protéger !

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Orgasme 

L’orgasme, c’est un peu la boîte de Pandore qui n’offre que des mystères. On a envie de savoir « ex-ac-te-ment » ce que c’est !

Pas évident d’expliquer ce qu’est un orgasme. Sa définition est pourtant très simple : « l’orgasme est une détente après une tension sexuelle, souvent accompagnée de plaisir, plus ou moins intense. Elle débute dans la zone sexuelle pour s’étendre dans tout le corps ». Facile à dire, mais cette définition reste très éloignée de ce que chacun peut ressentir. Il n’y a donc pas de définition générale : il s’agit avant tout d’un moment de plaisir intense, plus ou moins fort, plus ou moins long…

Comment ça se passe ?

Quand on parle d’orgasme, on pense souvent au côté physique : l’orgasme représente la réponse physiologique qui a lieu au plus haut de la phase d’excitation. Pour les médecins, l’orgasme est « une succession de mouvements musculaires dans le cadre d’une activité sexuelle », avec une accélération des rythmes cardiaque et respiratoire. A ce moment, des protéines sont également libérées, offrant une profonde sensation de bien-être.

Mais la tête dans tout ça ? Et oui, il y a encore peu, l’orgasme n’était qu’une question de corps… c’est bien différent aujourd’hui ! A côté des facteurs physiques, les facteurs psychologiques ont leur mot à dire ! Les sentiments que l’on éprouve pour l’autre, l’état d’esprit du moment, le stress de la vie quotidienne… autant d’éléments qui mettent – ou pas – « en condition ».

On est tous différents face au plaisir

Les sensations éprouvées varient beaucoup d’un individu à l’autre. C’est ce qui rend cela si beau, aucun orgasme ne se ressemble ni n’est vécu de la même façon. Cela dépend de notre expérience, de ce que l’on aime, de ce avec quoi on est à l’aise…
Pour se rassurer néanmoins, il existe quelques petits points communs : l’orgasme procure normalement une sensation de plaisir intense qui n’est pas réservée qu’à une seule partie du corps mais peut en toucher la globalité.

Craintes et idées reçues…

« Les hommes et les femmes ne sont pas pareils »
C’est à la fois vrai et faux. Il s’agit là d’une différence en tant qu’individu, aucunement liée au sexe. Chacun vit cette expérience de façon singulière et personnelle, rien à voir avec le fait d’avoir un vagin ou un pénis ! Et même si les mécanismes en jeu sont différents selon le sexe, les choses sont aussi complexes et intimes que l’on soit une fille ou un garçon.

« Absence d’orgasme = frigidité »
C‘est faux ! Au début de la vie sexuelle, il faut souvent du temps pour apprivoiser son corps, le corps de l’autre et en tirer confiance et plaisir. Au fil des expériences, on est de plus en plus capable de savoir ce que l’on ressent, ce que l’on aime… « C’est en forgeant qu’on devient forgeron ! »

« Pas d’orgasme, pas de plaisir ! »
Ouh la belle grosse idée reçue ! C’est vrai, l’orgasme n’est pas toujours au rendez-vous. Après une longue journée de cours, lorsque l’on manque de confiance ou quand c’est la première fois, ou tout simplement quand on n’a pas trop envie… ce n’est pas évident. Mais lorsque l’on fait l’amour, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’orgasme qu’il n’y a pas de plaisir. L’orgasme n’est ni une règle ni une finalité… C’est la cerise sur le gâteau !

« Physiquement, l’orgasme est uniquement lié au vagin et au pénis »
Heureusement que non ! A quoi servirait tout notre corps sinon ? En termes de sexualité, on parle de « zones érogènes »LIEN pour décrire toutes les parties du corps qui peuvent procurer du plaisir. Selon les préférences, les seins, les fesses, la bouche et pourquoi pas les mains, les pieds… peuvent servir aux caresses ! La totalité du corps peut être source de plaisir.

« Le corps et l’esprit : une sacrée alchimie »
Ce n’est pas toujours facile, et ça fait souvent peur… mais le corps et l’esprit nous jouent parfois des tours ! Ainsi, il est tout à fait possible d’avoir un orgasme pendant un rêve érotique… Dans des situations plus complexes, il est aussi possible que le corps réponde, par un orgasme, à une stimulation sexuelle alors que l’on en n’a pas forcément envie. Malheureusement, on ne contrôle pas tout !

Alors pas de pression pour le décollage !

Comment, avec des mots, parler de ce qui est bien souvent indescriptible ? Comment, d’une façon très générale, décrire quelque chose de très personnel ? Peut-être peut-on tout simplement s’en approcher en parlant de plaisir, de confiance et de partage ? A chacun de trouver sa propre définition de l’orgasme… Chaque ressenti est différent ainsi que chaque orgasme pour une seule et même personne. Mais peu à peu, au travers des rencontres, des expériences, et en avançant dans la découverte de la sexualité, sans pouvoir en dire plus, on en sait plus !

Ainsi, face aux différences, on se retrouve quoi qu’il en soit dans le bonheur échangé et partagé. Donc pas de panique, seul-e et à deux, il s’agit avant tout de plaisir ! Alors, attachez-vos ceintures, décollage en douceur !

https://www.filsantejeunes.com/l-orgasme-5559

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Fellation 

La fellation consiste à mettre le pénis de son partenaire dans la bouche un peu comme on prendrait du plaisir en suçant un bonbon. La fellation c’est comme le gâteau au chocolat : à chacun sa recette, à chacun ses astuces donc à vous d’inventer votre manière de faire en concertation avec votre partenaire qui vous guidera. Selon le rythme, l’intensité, la manière d’utiliser les doigts,  la langue ou les dents… cette pratique sera agréable… ou pas.

On fait ça quand ?

Lorsque les deux partenaires sont d’accord pour le faire et que cela leur fait plaisir. Si l’un des deux n’en a pas envie, il faut se le dire… et ne pas le faire ! La fellation n’est pas obligatoire, les rapports sexuels peuvent être heureux et satisfaisants sans la pratiquer ! Elle reste avant tout un moment de partage intime et comme dans tous jeux érotiques, chacun doit trouver son plaisir même s’il n’est pas le même. La fellation fait partie des préliminaires LIEN, des caresses avant l’amour ou peut être un rapport sexuel en lui-même.

 

Vue sur le net !

La « fée Lation » est souvent vue dans des vidéos pornographiques et montre parfois une pratique exagérée. La personne qui la réalise paraît subir l’acte plutôt que d’y prendre du plaisir. Ces vidéos sont des fictions et refaire ce qu’on y voit dans la « vraie vie » serait comme de reproduire les cascades de James Bond : risqué et donc pas recommandé ! La pornographie LIEN n’est pas une règle à suivre, sentez-vous libre de vivre vos pratiques sexuelles comme bon vous semble selon l’entente entre partenaires… d’où l’importance de se parler.

 

Quelques conseils 

Si la peur ou le dégoût de mettre un sexe ou du sperme dans sa bouche est présent, cette caresse perd tout son sens ! Certaines personnes n’aiment ni le goût, ni l’odeur, ni l’idée d’avoir un sexe dans la bouche ou d’avaler du sperme ! De plus, si la position ne vous est pas agréable et vous donne la sensation d’une forme de soumission, parlez-en à votre partenaire. Une fois décidée à la faire, soyez sensible aux réactions de votre partenaire et ne cherchez pas à atteindre la perfection dès le début. Si vous le faites à votre façon en n’oubliant pas votre plaisir également, tout se passera bien !

https://www.filsantejeunes.com/la-fellation-2-18134

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Cunnilingus

Le cunnilingus, c’est d’abord un moment de partage entre deux personnes qui se désirent. Comme tout ce qui concerne la sexualité, il est question de respect et d’envie – et pourquoi pas de plaisir ;-).

Pas de guide donc, ni de recette, mais peut-être quelques explications qui permettront d’y voir plus clair…

Le cunnilingus c’est quoi ?

Le cunnilingus, c’est une caresse LIEN qui peut être considérée comme un préliminaire, mais aussi et tout simplement comme un acte sexuel à part entière. Pour les plus jeunes, et pour rester poétique, c’est un peu comme embrasser, de façon plus ou moins prononcée, le sexe féminin. On y met les lèvres, la langue, la salive… C’est un échange très intime qui demande une certaine confiance, en l’autre, mais aussi en soi et son corps.

Mais en imaginant l’acte, on peut avoir peur. C’est intime après tout, et il n’est pas toujours évident d’être à l’aise avec son corps, encore moins alors avec son sexe : les odeurs, les poils, les sécrétions, les positions… Offrir ou recevoir ce plaisir, pas simple… Alors pas de panique. L’expérience, le désir et le partage feront normalement une sacrée partie du travail. Pour les plus dégourdies, apprendre à connaître son propre corps à travers notamment, la masturbation LIEN, permet de découvrir aussi ce que l’on aime.

Le cunnilingus, c’est une pratique sexuelle pour donner et prendre du plaisir, mais ça peut aussi aider.  Petite stratégie lorsque l’autre est très excité et doit attendre un peu tout en éveillant les ardeurs de Madame, ou bien lorsqu’il y a des difficultés de lubrification et que l’on préfère tenter le naturel avant d’utiliser un lubrifiant LIEN.

Rien de normal ou d’anormal à pratiquer – ou pas ! – donc. On respecte les goûts et les envies de chacun… On peut aussi tout simplement ne pas aimer. Cela peut changer au fur et à mesure de son histoire sexuelle, ou pas. Bref, chacun sa sexualité !

On ne force pas, et on ne se force pas, on en parle avec son partenaire : c’est la clé du succès !

Pas de pitié pour les IST  

Le cunnilingus, comme toutes les pratiques sexuelles, peut exposer à la transmission de certaines IST  (Infections sexuellement transmissibles) LIEN. Ainsi, pour se protéger de virus ou autres qui peuvent se trouver dans les sécrétions vaginales ou buccales, ou encore sur les muqueuses externes, rien ne vaut les préservatifs, les carrés de latex et/ou les digues dentaires. Et pour ceux qui refusent qu’un petit bout de latex se mette entre eux, un test de dépistage leur fournira toutes les réponses nécessaires ;-).

 

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La masturbation

Se masturber ça fait plaisir, certes, mais ça permet aussi de voir si la « mécanique » fonctionne.  Qu’on soit fille ou garçon on se demande souvent si on est normal et si tout marche bien : « est-ce que j’arrive à avoir une érection ? Est-ce que je mouille ? LIEN? A quoi ressemble mon clito ? »…

Toutes ces questions sont normales. La puberté dépend de chacun et tout le monde ne va pas au même rythme et ne ressent pas les mêmes choses ! La masturbation c’est fait pour se faire du bien, mais en cas de douleur ou simplement de question, n’hésite pas à nous en parler (LIEN). Même si cela peut être un peu intimidant de parler de choses intimes, n’oublie pas que les professionnels partenaires de LDF ne sont pas là pour te juger mais pour te rassurer au mieux !

Et enfin, rassure-toi : la masturbation ne modifie pas la forme du sexe. Elle ne rend pas non plus  frigide. Au contraire, elle permet d’apprivoiser et de mieux connaître ton corps. En connaissant ce qui te procure du plaisir, tu peux par exemple guider ton partenaire lorsque vous faites l’amour. 

https://www.filsantejeunes.com/la-masturbation-6396

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